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( 6 janvier, 2011 )

Ange

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Parce que tu as su me ré-apprendre à aimer
Parce que tu as su les mots à prononcer
Pour pouvoir de mon coeur t’emparer
Pour pouvoir mon coeur désceller…
Tu es devenu mon ange guardien
Qui me guide vers mon chemin.

Moi aussi j’aspire à devenir un ange
Aux larges ailes blanches.
Être celle qui saura te protéger
Et celle qui sera toujours à tes côtés
À chaque instant, à chaque moment
Dans le futur et au présent.

Devenons comme les oiseaux et volons
Librement, ensemble, à l’unisons
Et déployons nos ailes faites de passion.

Plume de Bronze

( 6 janvier, 2011 )

L’arche de vie

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Sous l’arche de vie,
J’ai évacué mes ennuis.
Vers le mur des lamentations,
Je dis stop sans hésitation.

Sous une arcade de fleurs,
J’irai écouter la symphonie du bonheur,
Vers les congères de neige,
Je dirai au ciel, vraiment tu exagères.

Sous la voute des cieux,
J’irai dire bonjour à mes aïeux.
Vers le ciel étoilé,
J’essaierai tant bien que mal de voler.

Vers le paradis de mes insomnies,
Je combattrai les cauchemars sans interdit.
Depuis le ciel de mon lit,
Je vous enverrai en douceur mes rêves, j’en souri..
Morganne

( 6 janvier, 2011 )

 » La vieille dame grincheuse « 

 

 

Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ?

Quand tu me regardes, que penses-tu ?

Une vieille femme grincheuse, un peu folle

Le regard perdu, qui n’y est plus tout à fait, Qui bave quand elle mange et ne répond jamais,

Qui, quand tu dis d’une voix forte “essayez”

Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais

Et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas,

Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise,

Le bain et les repas pour occuper la longue journée grise.

C’est ça que tu penses, c’est ça que tu vois?

Alors ouvre les yeux, ce n’est pas moi.

Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille

me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux:

Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère,

Des frères et des sœurs qui s’aiment entre eux.

Une jeune fille de 16 ans, des ailes aux pieds,

Rêvant que bientôt, elle rencontrera un fiancé.

Mariée déjà à 20 ans. Mon cœur bondit de joie

Au souvenir des vœux que j’ai fait ce jour-là.

J’ai 25 ans maintenant et un enfant à moi

Qui a besoin de moi pour lui construire une maison.

Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite,

Nous sommes liés l’un à l’autre par des liens qui dureront.

Quarante ans, bientôt il ne sera plus là.

Mais mon homme est à mes côtés qui veille sur moi.

Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés;

Me revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé.

Voici les jours noirs, mon mari meurt.

Je regarde vers le futur en frémissant de peur.

Car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs,

Et je pense aux années et à l’amour que j’ai connus.

Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle,

Qui s’amuse à faire passer la vieillesse pour folle,

Mon corps s’en va, la grâce et la force m’abandonnent,

Et il a maintenant une pierre là où jadis j’eus un cœur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure

Dont le vieux cœur se gonfle sans relâche.

Je me souviens des joies, je me souviens des peines,

Et à nouveau je sens ma vie et j’aime.

Je repense aux années trop courtes et trop vite passées,

Et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer.

Alors ouvre les yeux, toi qui me soignes et regarde

Non la vieille femme grincheuse.

Regarde mieux, tu me verras !

(Texte écrit par une vielle dame Irlandaise terminant sa vie en gériatrie. Une aide-soignante à trouvé cette lettre sous son oreiller après son décès….)  

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