( 20 janvier, 2011 )

Les espaces vides

 Les espaces vides dans la vie 1-223

Ce qui participe à la beauté d’un paysage,
Ce sont les vides qui permettent de mettre en évidence,
Les espaces pleins que seuls nous valorisons.

Les espaces vides autour de nous,
Sont plus important en valeur d’espaces,
Que les espaces pleins
Qui font les essentiels
De ce que nous prenons comme centre d’intérêts.

C’est pourtant par les espaces vides
Que nous contournons les obstacles
Que représentent ces espaces pleins.

Grâce à ces mêmes espaces vides
Les espaces pleins peuvent
Croître en volumes, en hauteurs, en nombres,
Et lieux d’accueils.
Le vide absolu est dit sans vie. Les vides qui sont autour de nous
Sont pleins de pleins
Que nous ne percevons pas.
Insectes, poussières, lumières, odeurs, vents,
Chaleurs, vapeurs d’eaux, et de bien d’autres choses encore.

Alors, sachons voir ces vides
En déplaçant leurs lieux
En valorisant leurs états
Et tout ce qu’ils contiennent.
Car grâce à ces contenus
Nous pouvons évaluer ces contenants
Ces vides
Et leurs beautés
En apprenant à les identifier.

     Sam


 

( 19 janvier, 2011 )

Cesser de juger, afin de ne pas être jugé

Juger l’autre, c’est porter un jugement sur soi….

 Cesser de juger, afin de ne pas être jugé dans la vie yin-yang-symbol

 

-Critiquer autrui, c’est souvent lui attribuer les défauts ou les qualités que nous n’osons pas reconnaître en nous,( explique le psychanalyste Norbert Chatillon.)
Une façon de rejeter ce qui nous trouble.

Juger, à l’origine c’est opérer une distinction.
Identifier qui je suis et qui est l’autre, en quoi je lui ressemble et en quoi nous sommes différents.
Le jugement est, de fait, aussi essentiel et naturel que la respiration.
Ce n’est que lorsque nous passons de l’altérité, caractère de ce qui est l’autre, à l’altération, action de dégrader, que nous polluons le jugement en tant que fonction psychique vitale.

- Dès lors que ma différence avec l’autre, ou ma ressemblance à lui, me gène, me trouble, me dérange, bref met à mal mon identité, je me défends.
Et la meilleure défense, pour certains, reste l’attaque !
-Nous sommes tous naturellement confrontés à ce que Jung appelle notre « part d’ombre ».
Il s’agit de tout ce que nous avons du mal à reconnaître comme nous constituant : notre lâcheté, notre violence, nos blessures, nos faiblesses, notre angoisse.
Mais aussi, tous ces facteurs positifs que, pour des motifs analysés, nous refusons de considérer comme nôtres.
C’est cette «part d’ombre» qui nous fait attribuer à l’autre des qualités ou des turpitudes que nous ne nous avouons pas, via un mécanisme de projection bien rodé.
Pas évident d’assumer que l’on n’a pas le même statut social qu’un tel, ou la même gentillesse.
Difficile de se dire que nous pourrions, nous aussi, nous conduire comme le malotru croisé un soir.
Il est bien plus facile de juger.
Voire de condamner, quand le pouvoir nous en est donné.

Car cela vous en dit plus sur vous-même que sur l’autre.
Souvenez-vous de saint Luc « pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » . La parabole a bel et bien une fonction psychique.
Voir la paille dans l’œil du voisin nous permet d’éviter de considérer notre propre poutre, de nier notre part d’ombre, et de remettre à plus tard une éventuelle remise en question.
« Un tel boit trop » évite de se pencher sur sa propre dépendance, à la nicotine ou au chocolat par exemple.
« Une telle ne travaille pas assez » permet de justifier que l’on travaille plus que de raison, etc….
- l’autre fait ou pense « mal », il est différent de moi, donc je fais ou pense « bien ».
Et son pendant : l’autre fait ou pense « bien », je suis pareil, donc je fais ou pense « bien ».
C’est extrêmement bénéfique !
À court terme, évidemment.

-Pourquoi avoir recours à ces petits arrangements avec soi-même ? 

Parce que c’est douloureux de se remettre en question !
Reprenons l’exemple de votre ami qui jugeait, en de mauvais termes, semble-t-il, la façon dont sa sœur élevait ses enfants.
Sans doute a-t-elle si peur de mal faire qu’elle a besoin de se rassurer en portant un jugement sur toutes celles qui font différemment d’elle, sa sœur au premier chef.

  
-Chacun de nous passe son temps à juger, de ses premiers écrits à son dernier souffle.
Il n’y a pas, selon moi, de gens qui ne jugent pas.
Il y en a certains, en revanche, qui fuient le jugement, par peur de se tromper, d’être jugés à leur tour, d’être « désaimés », ou plus simplement, par fidélité aux injonctions morales et éducatives (« ça ne se fait pas » ou « ce n’est pas bien ») ou bien encore, pour éviter coûte que coûte un éventuel conflit (« que se passe-t-il si l’autre ne juge pas comme moi ? »).

P.M. : Comment ne plus être dupe d’un jugement à l’emporte-pièce ? Évidemment, un travail sur soi permet d’y voir clair sur la complexité organisatrice de nos jugements, pour comprendre les mécanismes et assumer au mieux notre part d’ombre.
Ce que nous pouvons tous faire, là, maintenant, et de rester vigilants !.
Lorsque le jugement cesse d’être une simple différenciation, parce qu’il se confond avec l’arbitraire, alors on peut se dire que l’on s’égare.
Et puis, un brin d’auto-dérision est toujours le bienvenu.
Si on casse du sucre sur le dos d’un collègue et que l’on reste pleinement conscient qu’il s’agit là d’une petite mesquinerie de notre part, alors rien n’est perdu !
Le plus important étant de ne pas être dupe.

Tant qu’il y aura de la vie, il y aura… du jugement !

(Psychologie Magazine : D’où vient la manie de juger systématiquement ?)

( 17 janvier, 2011 )

Le bol de soupe (lu dans une revue paroissiale)

 Le bol de soupe (lu dans une revue paroissiale)  dans la vie soup

Un jour, au comptoir d’un self-service, une femme achète un bol de soupe.

Elle va s’installer à une table, y pose son plateau, et, là, elle s’aperçoit qu’elle a complètement oublié de prendre une cuillère.

Elle repart donc aussitôt en direction du comptoir.

En revenant à sa place une minute plus tard, elle trouve un homme mal habillé assis devant son bol, trempant sa propre cuillère dans la soupe.

- »Quel sans-gêne ! », pense-t-elle.

Mais comme il n’a pas l’air méchant, elle décide de ne pas le brusquer.

- »Vous permettez ? », lui demande-t-elle en tirant la soupe de son côté.

Son interlocuteur ne répond que par un large sourire.

Elle commence alors à manger.

L’homme mal habillé retire un peu le bol vers lui et le laisse au milieu de la table.

A son tour, il plonge sa cuillère et mange, mais avec tant d’amabilité dans le geste et le regard qu’elle le laisse faire, désarmée.

Ils mangent à tour de rôle.

Elle est décontenancée, son indignation fait place à la surprise, elle se sent même un peu complice.

La soupe terminée, l’homme mal habillé se lève et lui fait signe de ne pas bouger.

Il revient un instant après avec une abondante portion de frites qu’il pose au milieu de la table et l’invite à se servir.

Elle accepte, pensant qu’il veut peut-être se faire pardonner d’avoir mangé dans son bol, et ils partagent les frites.

Puis, l’homme se lève pour prendre congé avec un ample salut de la tête et il prononce l’un de ses premiers mots : « Merci ! »

Elle reste un moment, pensive, puis songe à s’en aller.

Elle cherche son sac à main qu’elle a accroché au dossier de la chaise… Plus de sac !

Mais alors, cet homme mal habillé n’était qu’un voleur ?!

Elle s’apprête à demander de l’aide pour qu’on le poursuive… lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe intact et froid, posé sur la table voisine, devant la chaise où est accroché… son sac à main.

Il manque une cuillère sur le plateau.

( 16 janvier, 2011 )

Billet d’Humeurs

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Humeur de saison,
Humeur d’abandon,

Humeur de situations,
Humeur de perdition,

 Humeur de contradictions,
Humeur de déraison,

 

 Humeur d’interrogations,
Humeur de remise en question,

 Humeur de négation,
Humeur d’envie de nouveaux horizons,
 Horizon pourtant biaisé,
Horizon toujours bouché,

 

Horizon soudain défenestré,
Horizon dégagé,

 

Horizon partagé,
Horizon éclairé,

 

Horizon de pureté,
Horizon de gémelléité …

     Tinou

( 16 janvier, 2011 )

Sensations fortes

Sensations fortes dans la vie champagne.thumbnail

Ivresse d’un romantisme
Ivresse d’un amour et de son charme
Ivresse du bonheur et du chagrin
Ivresse des odeurs corporelles dans un corps à corps
Ivresse du sable chaud et des vagues
Ivresse de l’horizon au coucher du soleil
Ivresse des tourbillons pour des retrouvailles
Ivresse des senteurs florales
Ivresse des éclairs et des coups de tonnerre
Ivresse des sensations sportives
Ivresse des notes de musique
Ivresse des flocons de neige
Ivresse à la naissance de son enfant
Ivresse pour son mariage
Ivresse d’un examen réussi
Ivresse au travail pour une promotion
Ivresse pour des vacances magnifiques
Ivresse de devenir grand parent
Ivresse des amants qui se retrouvent
Ivresse d’une vie comblée
Ivresse  devant un feu de cheminée
Ivresse d’une promenade champêtre
Ivresse d’une fête réussie
Ivresse de recevoir des compliments
Ivresse pour son premier cartable
Ivresse de devenir tout rouge à son premier baiser
Ivresse de voir un magicien
Ivresse de croire au père noël
IVRESSE IVRESSE IVRESSE

Cette ivresse là n’est pas nocive à la vie des humains elle n’est que

BONHEUR

Impératrice

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